SORTIE A BOURBOURG ET CALAIS

Compte-rendu de la sortie du 12 mars 2010 (texte et photos Jean Wallet)

Nous avons quitté Hem par un temps froid et maussade, mais il n'a pas plu et nous avons eu un car très confortable, conduit par un chauffeur très sympathique que nous avions déjà connu lors de précédentes sorties.

Quelques personnes du groupe n'étaient guère emballées par la visite de l'église de Bourbourg, elles avaient entendu des avis défavorables. En fait, nous avons visionné une vidéo relatant l'histoire de l'église, et la démarche qui avait conduit à en confier la décoration au sculpteur britannique Antony Caro. Nous y avons découvert comment le sculpteur avait élaboré cette décoration, comment il l'avait réalisée avec son équipe dans son atelier du sud de l'Angleterre avec des matériaux venus de France.

Puis, nous avons effectué la visite du chœur de lumière avec des guides de l'Office du Tourisme qui nous ont fourni les clés pour comprendre. Cette visite a donc été très intéressante, même si on n'aime pas l'art moderne (les goûts et les couleurs !). Il est certain qu'une visite sans guide doit être décevante et déroutante. La veille, nous avions eu un cours de Marie Castelain qui nous avait rappelé que, contrairement à ce que pensent la plupart d'entre nous, l'art n'est pas synonyme d'esthétique.

Nous avons donc vu le baptistère à double usage, en béton blanc moulé comme les dalles du sol, ressemblant à du marbre blanc. Les sculptures en fer rouillé qui remplissent les 9 loges gothiques du chœur sont surprenantes, elles le sont moins quand on apprend qu'elles représentent les étapes de la création du monde depuis le big-bang. Il y a aussi les 2 tours cylindriques en bois de chêne poli, elles aussi pleines de symboles, de même que la structure en fer devant la porte extérieure, symbolisant la ville de Bourbourg au plan circulaire et son église, flanquée de deux ziggourats.


Accès au site "Liturgie catholique" à la page dédiée au choeur

Accueil

Choeur de lumière

Charpente de choeur

Tour en chêne

Dessous d'une tour

Atelier de création d'Adam

Adam et Eve

Batistère

Big-Bang

Vitraux de la nef

Astronomique

L'après-midi, après un excellent repas au restaurant de la Diligence à Calais, nous avons visité la Cité de la Dentelle, récemment installée dans une ancienne usine rénovée, avec une façade très moderne de verre et d'acier et une décoration rappelant les cartons des métiers Jacquard.
Nous avons suivi tous les stades de la fabrication, depuis les écheveaux textiles bruts, les bobines et cannettes de fils, le dessin des motifs de dentelle et leur traduction en cartons perforés ancêtres du système binaire de l'informatique.
Les premières dentelles étaient faites à la main, puis des métiers ont été importés clandestinement d'Angleterre au début du XIXème siècle. En 1835, l'anglais Fergusson a eu l'idée d'appliquer aux métiers à dentelle l'ingénieux système du lyonnais Jacquard, l'industrie de la dentelle a connu un grand essor. En raison du bruit des machines, les ateliers de dentelle ont été relégués dans le quartier Saint Pierre à la périphérie de la ville.
Nous avons vu des échantillons retraçant la production de dentelle pendant 2 siècles, puis des réalisations de vêtements surtout féminins mais aussi masculins, des sous-vêtements féminins. Pour finir, des imitations de dentelles dans différents matériaux, bois, béton, résine … utilisées en emballages, décoration, ameublement ...

En bref, une journée agréablement remplie, très instructive, parfaitement organisée par Marie-Noël Vandenberghe, dont chacun gardera un bon souvenir.


Vues côté cour

Dentelles

Autres dentelles

Métier anglais vers 1900

Cartons Jacquard

Accès au reportage de la Voix du Nord
du 05.02.2010

Texte et photos Jean Wallet

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