LES GRANDS EVENEMENTS

Lieu : Espace Culturel de la Ferme Franchomme : 1, rue du Général Leclerc à Hem (sauf indication contraire).

10 octobre 2009
 
5 novembre 2009
 
10 décembre 2009
 
15 janvier 2010
 
21 janvier 2010
25 février 2010


- Samedi 10 octobre 2009

Sujet : Concert de rentrée avec L’ORCHESTRE DE CHAMBRE de HEM

 


Premier grand événement de la saison avec le sympathique ensemble à cordes créé en 2008 par Patrick Salmon. Le chef d'orchestre était Benoît Meurin, à qui Patrick Salmon a remis symboliquement sa baguette lors de ce concert. Benoît Meurin a donc dirigé les neufs musiciens composés de quatre violons, Maxime Stasyk, Esther Devoldre, Anna Greliak et Aline Janeczek, deux violons altos Alexandre Gorge et Estelle Salmon, de deux violoncelles Pascale Vandenouc, Thierry Meurin et de Magali Hotton à la contrebasse

Les œuvres interprétées étaient extraites des pages les plus célèbres du répertoire classique : le programme a débuté par le XVIIe siècle, l'époque baroque avec le célèbre Aria de Bach pour terminer par Pizzicato polka de Strauss, en passant par la Petite musique de nuit de Mozart, la suite Holberg de Grieg, La Pavane de Fauré adaptée par Benoît Meurin et le tango en ré d'Isaac Albéniz.

Le concert fût idéal pour découvrir ou pour réentendre ces trésors indémodables de la musique classique et commencer en beauté l’année culturelle de l'association Hem-Loisirs.
Benoît Meurin

 

- Jeudi 5 novembre 2009 à 18h30 - Centre Culturel de la Ferme Franchomme à Hem

Sujet : La reconstruction dans le Nord après la grande guerre 1919-1939

Intervenante : Maÿlis JEANSON, membre de la Commission Historique du Nord.

- Qui rebâtit et comment ? Avec quels matériaux et quels architectes ?
- Comment est né le visage de nos campagnes d'aujourd'hui ?
- Quelles surprises réservent des édifices même anonymes ?
Un rapide survol des villes et des campagnes de chez nous.

COMPTE-RENDU

Dans un premer temps, Mme jeanson dresse " l'état des lieux " à  l'issue de la guerrre 14-18 :  une partie du pays est dévastée , principalement au nord de la France. Le pays est dit "aplati " tant les démolitions sont importantes. Les sinistrés vont s'attacher avec courage à reconstruire.

Dès 1917, naissent des associations de sinistrés qui se regroupent pour reconstruire et être plus forts face à l'état qui distribue les dommages de guerre. Il existe 2.262 coopératives en 1923 qui regroupent 162.000 adhérents. Les coopératives vont assurer 80 % des reconstructions. Il existe aussi des coopératives diocésaines qui vont gérer la reconstruction des églises.

En mars 1919, la loi définit l'obligation  pour les communes de modifier le plan d'exploitation des sols. En effet il est impossible de reconstruire une ville plus moderne sur le cadastre ancien . La reconstruction à l'identique souhaitée par beaucoup sera trés difficile à mettre en place  dans la majorité des cas .
 
Dans un deuxième temps, Mme Jeanson développe l'aspect financier de la reconstruction : Qui finance ? :
- l'Allemagne , mais elle est exsangue . Il arrivera du matériel d'Allemagne et les prisonniers de guerre sont utilisés.
- les aides étrangères : les américains , souscriptions des catholiques américains , le mécénat américain . Ainsi Rockefeller a payé la reconstruction de la cathédrale de Reims et participé aux travaux à Versailles et Fontainebleau
- la contribution du Royaume Uni : mise en place des jumelages entre villes.
- les hollandais ( là aussi , jumelage ).
- les sociétés privées qui reconstruisent les chemins de fer et les houillères. La remise en marche des mines est indispensable à la reprise de l'économie.
- le financement privé de familles aisées qui ont perdu un fils.
Mme Jeanson insiste sur l'incurie de l'état dans la gestion des dommages de guerre qui a ouvert la porte aux escrocs.
 
Puis, Mme Jeanson évoque la façon dont on a reconstruit : seuls les batiments publics seront reconstruits à l'identique.
 
Ensuite, Mme jeanson illustre son propos avec la projection de nombreuses diapositives , notament d'édifices religieux ou d'hôtels de ville.
 
                                                                                                   
Compte-rendu de Catherine Innegraeve


- Jeudi 10 décembre 2009 à 18h30 - Centre Culturel de la Ferme Franchomme à Hem

Sujet : L'âge d'or de Florence : peinture et architecture - le contexte historique.

- le gouvernement de Florence,
- les Medicis et leur mécénat,
- les peintres et architectes florentins, leur évolution, leur relation avec la France.


Intervenant : M. R. DENOYELLE
, guide conférencier des Retables de France



Extraits :
Un peu d'Histoire "Florence" (Guide du Routard) Cliquez sur le lien our lire l'article complet

La Toscane devient le cœur névralgique de l’économie européenne ... où convergent les commandes, les lettres de change et les chèques (que les Florentins furent les premiers à adopter).
...
La riche Florence devient, à partir du XIIIe siècle, une ville de tradition festive avec plusieurs célébrations en tous genres par an.
...
Florence est aussi une cité où la discussion et l’échange d’idées ont beaucoup d’importance. On y organise même des débats publics ! Florence devient alors naturellement l’un des foyers de la Renaissance.
...
À partir du XVe siècle, la ville innove dans tous les domaines artistiques : profondeur de champ, perspective, vision naturaliste du monde, la peintres florentins bouleversent les règles de l’art.


...



Un public d'adhérents particulièrement nombreux s'était réuni à l'Espace Culturel de la Ferme Franchomme bien avant le début de la conférence


 

- Vendredi 15 Janvier 2010 à 14h15 à 17h - Centre Culturel de la Ferme Franchomme à Hem

Sujet : Découverte de la poésie : voies d'amour et d'amitié.

Intervenante : Colette NYS-MAZURE
(cliquez sur le lien pour visionner son site internet)

Pris dans le flux du quotidien , dans ce qu'on appelle le « courant » de la vie, nous en oublions la saveur et l'émerveillement mais aussi la révolte et l'indignation . Le poème est là pour nous rendre ce pouvoir de vivre mieux et davantage notre propre vie.

Cet après-midi propose un itinéraire à travers une série de poèmes revisités en lien avec notre vie . Non pas une explication de textes mais une flânerie parmi les poètes, nos perpétuels contemporains.

Voies d'amour et d'amitié , qu'elles se déclinent en litanies tendres , serments et connivences , elles sont menacées par l'usure , le désamour, la mort. Poèmes erotiques ou mystiques évoquant l'amour filial, fraternel. Baudelaire , Eluard , Marie Noël, François Emmanuel et d'autres

 



Une trentaine d'adhérents s'étaient réunis à l'Espace Culturel de la Ferme Franchomme pour cette après midi de poésie...

 

 

La chair du poème - Petite initiation à la vie poétique
Présentation de l'éditeur Albin Michel, 2004 :

Parler désarme : montrant le pouvoir des mots dans les moments traumatiques, Colette Nys-Mazure introduit la poésie là où on l'attendait le moins, dans l'agression, la guerre, l'oppression, comme une réponse nécessaire à la barbarie.

La poésie se délivre ainsi du mièvre et de l'esthétique pour devenir cette pulsion salvatrice qui nous habite tous en tant qu'être parlants.

Nous voici invités dans une dimension où la poésie investit les moindres replis de la réalité quotidienne : un matin d'hiver, un voyage en train, un moment fugitif de lumière ou d'anxiété... Et bientôt c'est l'existence tout entière qui trouve sa vérité dans l'expérience poétique.

L'érudition se fait légère comme la vie, la parole ne s'impose jamais, ne vise que la justesse : Colette Nys-Mazure se fait ici médiatrice des poètes - ces médiateurs de l'âme.


 

- Jeudi 21 Janvier 2010 à 18h30 - Centre Culturel de la Ferme Franchomme à Hem

Sujet : La place de l'enfant dans notre culture.

Intervenante : Catherine TERNYNCK.

On parle "d'enfant-roi". Cette notion sur laquelle on s'entend peut-être trop vite désigne une représentation de l'enfant auquel tout semble dû et devant lequel s'inclinent les adultes. Le phénomène est sans précédent dans l'histoire. Cette place centrale attribuée aujourd'hui à l'enfant dans la famille et la société, ne vient-elle pas freiner le passage vers l'âge adulte ? Ne constitue-t-elle pas un danger pour l'enfant lui-même et plus largement pour notre culture humaniste ?

 



"Quels enfants laisserons-nous à la planète ?"... Ainsi, commence la conférence de Mme TERNINCK.

 

- Jeudi 25 février 2010

Sujet : Jeanne et Marguerite de Constantinople, comtesses de Flandre et de Hainaut

Intervenant : Jean WALLET.

Synthèse :

Ces deux soeurs ont régné l'une après l'autre sur la Flandre et le Hainaut pendant les trois quarts du XIII ème siècle. Elles ont connu le malheur dès leur naissance et ont subi les brimades des Rois de France, qui étaient pourtant leurs oncles et cousins. Néanmoins, elles nouis ont laissé de nombreux témoignages de leur activités dans les domaines économique, culturel, religieux et hospitalier.
 

Jeanne et Marguerite ont régné sur la Flandre et le Hainaut pendant près des ¾ du XIIIème siècle, mais leur nom est totalement ignoré des manuels d'histoire et des dictionnaires usuels, si bien qu'elles ne sont connues que dans notre région et en Belgique.

Leur père était le comte Baudouin IX de Flandre et VI de Hainaut, empereur de Constantinople, fils du comte de Hainaut Baudouin V. Celui-ci était devenu comte de Flandre par son mariage avec Marguerite d'Alsace sœur de Philippe d'Alsace mort en croisade sans héritier.
Leur mère était Marie de Champagne, petite fille de LouisVII et d'Aliènor d'Aquitaine, et nièce de sa 3ème épouse Adèle de Champagne.

Elles étaient parentes à plusieurs titres avec Philippe II Auguste roi de France à l'époque : il était fils de Louis VII et d'Adèle de Champagne, et avait épousé Isabelle de Hainaut sœur de Baudouin de Constantinople.

Jeanne était née à Valenciennes au château de Salle le Comte, au début de l'année 1200.
En 1202 son père était parti en croisade après avoir confié la régence de ses comtés à son frère Philippe de Namur.
Marie enceinte était restée à Valenciennes. En raison de circonstances imprévues, cette 4ème croisade ne parviendra jamais à Jérusalem, mais sera appelée à rétablir l'ordre à Constantinople où l'empereur et son fils avaient été assassiné, et Baudouin sera élu empereur par les croisés.
Pendant ce temps Marie donne naissance à Marguerite, et un an après elle part rejoindre son mari après avoir confié ses filles à Philippe de Namur. Malheureusement elle meurt sur le bateau à son arrivée à Constantinople.
L'année suivante Baudouin est fait prisonnier au cours d'un conflit avec le roi des bulgares, et disparaît, probablement mort en captivité. Jeanne et Marie sont donc orphelines et Jeanne devient comtesse de Flandre et de Hainaut lorsque la triste nouvelle parvient en Flandre en 1206.

Philippe-Auguste suzerain de la Flandre, obtient la garde de ses nièces qu'il emmène au château du Louvre.
En 1212 il marie Jeanne, 12 ans, à Ferrand du Portugal 24 ans. Celui-ci est un lointain descendant d'Hugues Capet, et le neveu de Mathilde veuve Philippe d'Alsace.
Dès le lendemain du mariage, Philippe Auguste s'approprie les villes de Saint Omer et d'Aire sur la Lys, et fait subir de multiples humiliations à Ferrand et à Jeanne. Il envahit la Flandre en 1213 et détruit totalement les villes de Lille et de Bailleul. Ferrand n'a pas d'autre issue que de s'allier au roi d'Angleterre, Jean sans Terre. Son neveu Otton de Brunswick, empereur d'Allemagne et Renaud de Dammartin comte de Boulogne se joignent à la coalition contre le roi de France. La confrontation a lieu à Bouvines, le dimanche 27 juillet 1214.
Après un début incertain, le sort de la bataille tourne à l'avantage des français. L'empereur prend la fuite, les autres conjurés sont emmenés en captivité à Paris avec les chevaliers rescapés de la bataille.

Jeanne isolée dans son château de Gand est la dernière à être informée du désastre. A 14 ans elle se retrouve seule à la tête des 2 comtés. Au regard des lois féodales Ferrand a commis le crime de félonie et mérite la mort. Jeanne va voir son oncle pour implorer sa clémence, mais celui-ci a plus intérêt à garder Ferrand comme otage qu'à le condamner à mort. Il refusera de le libérer en dépit des interventions de 2 papes successifs sollicités par Jeanne.
Par le traité de Paris, Philippe Auguste impose à Jeanne des conditions draconiennes et humiliantes, comme la démolition des remparts des villes. Il fait ratifier le traité par les chevaliers prisonniers et par les villes. Il impose à Jeanne des conseillers qui lui sont dévoués. A partie de 1217 il libère au compte goutte les chevaliers prisonniers, contre de fortes rançons et un système de cautions à plusieurs niveaux de la part de leurs proches.
Après la mort de Philippe Auguste en 1223 son fils Louis VIII reste intraitable et refuse de libérer Ferrand. La reine Blanche de Castille fera un peu adoucir les conditions matérielles de sa détention.
Petit à petit les conseillers imposés à Jeanne se déconsidèrent et sont chassés par les Flamands. Jeanne les remplace par Arnould d'Audenarde, époux d'Alix de Rozoy, qui va la conseiller judicieusement et la soutenir dans les épreuves qu'elle va traverser.

Le mariage de Marguerite : en 1212 elle avait été confiée à la garde de Bouchard d'Avesnes, bailli du Hainaut, ancien protégé de Philippe d'Alsace. L'année suivante son tuteur l'épouse (elle a 11 ans). L'année suivante le bruit court que Bouchard aurait été ordonné sous-diacre à Laon. Sans enquête le pape l'excommunie, sanction confirmée par son successeur. Bouchard n'en tient aucun compte, et Marguerite qui lui reste fidèle est excommuniée à son tour. Jeanne fait emprisonner Bouchard en 1219.
Le faux Baudouin : en 1222 lors de l'inauguration d'un beffroi à Valenciennes se mêlent à la foule des moines franciscains parmi lesquels se trouvent quelques rescapés de la bataille d'Andrinople. Peu après des personnes trouvent qu'un ermite de la région de Mortagne ressemble à Baudouin. Le bruit court que celui-ci a survécu et est revenu. Baudouin est considéré comme le messie qui va résoudre les problèmes du peuple, et le pseudo-Baudouin qui se dérobe aux convocations de Jeanne est promené de ville en ville, soulevant une foule qui grossit de jour en jour. Ce mouvement de foule s'accompagne de nombreuses exactions, et Jeanne se sentant en danger se réfugie à Wijnendaele puis à Mons où elle appelle à l'aide son cousin Louis VIII. Celui-ci convoque le pseudo-comte à Péronne et n'a pas de mal à découvrir l'imposture. Le coupable enchainé devra avouer sa duperie dans les villes du pays et sera condamné et exécuté à Valenciennes. Néanmoins une rumeur persistera selon laquelle Jeanne serait parricide pour garder le pouvoir, et elle doit prendre des sanctions contre les villes où circulent ces rumeurs.

En 1226 une autre rumeur se répand selon laquelle Jeanne aurait obtenu du pape l'annulation de son mariage et qu'elle se prépare à épouser le duc de Bretagne. Inquiet, Louis VIII convoque Jeanne à Melun et lui promet de libérer Ferrand à Noël à condition qu'elle se remarie avec lui. Le remariage a lieu en avril 1226 à Paris et le traité de Melun exige un engagement de fidélité au roi de France non seulement de Jeanne et de Ferrand, mais aussi de tous les seigneurs et de toutes les villes de Flandre et de Hainaut, et le paiement d'une rançon de 50 000 livres (1 livre = environ 100 euros). En novembre Louis VIII meurt inopinément au retour d'une expédition contre les Cathares. Louis IX est sacré roi à 12 ans et Blanche de Castille est régente. Elle appliquera à la lettre et même au delà les clauses du traité de Melun.
Jeanne obtient rapidement l'engagement des villes et des seigneurs qui en outre paient la rançon, car ils ont compris que la libération de Ferrand allait dans le sens de leurs intérêts.

Ferrand, amoindri moralement et physiquement, est libéré au début de janvier 1217, et une ère de paix et de prospérité débute dans les 2 comtés. Avec Ferrand, Jeanne poursuit et améliore la politique de développement de l'indépendance des villes vis à vis des seigneurs en créant des échevinages, ancêtres des conseils municipaux. Ils feront de nombreuses dotations et font construire des hôpitaux et des établissements religieux, fondent des béguinages dans la plupart des villes

En 1231 nait une fille, Marie.
Ferrand meurt à Noyon en 1233. Il est enterré dans la chapelle de l'abbaye de Marquette dont la construction vient de s'achever. En 1236 la petite Marie vient le rejoindre dans la tombe.

Jeanne se remarie en 1236 avec Thomas de Savoie, un des nombreux oncles de Marguerite de Provence, épouse de Louis IX. Ensemble ils prennent des mesures en faveur de l'élevage et de l'agriculture, et établissent des keures pour les villes qui n'avaient pas encore de constitution.
Ils n'auront pas d'enfant, et Jeanne meurt à Marquette en 1244, âgée de 44 ans.
Elle est enterrée auprès de Ferrand et de Marie. Leur tombe mise au jour en 2003 était vide : la réforme et la révolution étaient passées par là.

A la mort de Jeanne, Marguerite devient comtesse de Flandre et de Hainaut. Elle est l'opposé de Jeanne : impulsive, fantasque, passionnée, excessive, et son tempérament sera à l'origine de bien des déboires dans la première partie de son règne.

En 1219, après que Bouchard soit parti plaider sa cause à Rome, elle quitte ses beaux-parents Roger et Adélaïde de Rozoy, se rapproche de Jeanne, et incitée par celle-ci elle épouse son cousin Guy de Dampierre maréchal de Champagne, sans attendre que le pape se soit prononcé sur la validité de son premier mariage, et sans lui demander de dispense à cause du degré de parenté. Avec Bouchard elle avait eu 3 enfants dont l'ainé est décédé à 2 ans, avec Guy de Dampierre elle en aura rapidement 5.
Après la mort de Jeanne, les enfants des 2 maris de Marguerite vont se quereller pour sa succession, chaque famille accusant l'autre d'être illégitime, et Marguerite prend parti pour les Dampierre. Louis IX tente une médiation en attribuant la succession de la Flandre aux Dampierre et celle du Hainaut aux Avesnes. Mais cette décision est illégale, car le Hainaut est vassal non pas du roi de France, mais de l'évêque de Cologne dépendant lui-même de l'empereur d'Allemagne.
Jean d'Avesnes épouse la fille de Guillaume de Hollande avec qui il s'allie contre la Flandre.
En 1249 un procès en légitimité à Laon déclare Jean et Baudouin d'Avesnes légitimes, sans se prononcer sur la validité du mariage. Le jugement est confirmé par une bulle du pape.
Le départ de Guillaume de Dampierre en croisade amène une trêve. A son retour Guillaume est tué en tournoi. Son frère Gui lui succède.
Après de nombreuses péripéties, dont la défaite des flamands à Walcheren et la captivité en Hollande de Gui et Jean de Dampierre, Marguerite va commettre une dernière grosse bourde : pour que Jean d'Avesnes n'ait pas le Hainaut, elle le cède à Charles d'Anjou, frère cadet de Louis IX. Heureusement celui-ci revient de croisade, il admoneste son frère et l'oblige à rendre le Hainaut à Marguerite, mais celle-ci devra lui verser un dédommagement de 160 000 livres.

En septembre 1256, par le dit de Peronne Louis IX confirme son jugement de 1246. C'est maintenant Richard de Cornouailles qui a été élu empereur d'Allemagne, il accepte le Dit de Péronne et fait libérer Jean et Gui de Dampierre.



Statue située dans le jardin du Béguinage de Courtrai
(Source WIKIPEDIA)


Dorénavant, Marguerite enfin calmée trouve la sérénité, se rapproche de ses enfants, elle va faciliter le redressement économique du Hainaut par des mesures fiscales et par l'aide de la Flandre prospère. Elle s'installe à Bruges qui est devenue le carrefour du commerce européen. En 1257 Jean d'Avesnes meurt, son fils Jean II lui succède et Marguerite se montrera généreuse envers lui.
Après le Dit de Péronne Marguerite règnera encore 23 ans, en reprenant les actions de sa sœur : développement des voies de communication terrestres et fluviales, facilitation des foire par une monnaie unique (Jeanne avait institué la lettre de change), protection des œuvres littéraires, envoi d'étudiants à l'université de Paris, constructions d'hôpitaux dont ceux de Seclin et de Damme, abbaye de Flines les Raches après celle d'Orchies, béguinage de Bruges … Elle sera aussi à l'origine du pèlerinage de Notre Dame de la Treille et des fêtes de Lille.

En 1278 elle abdique en faveur de Gui de Dampierre pour le comté de Flandre, et de Jean II d'Avesnes pour le comté de Hainaut auquel est maintenant réuni le duché de Hollande.

Elle décède le 10 février 1280 et est enterrée dans la chapelle de l'abbaye de Flines les Raches où elle s'était retirée auprès de sa fille Marie.

Jeanne et Marguerite ont donc régné sur la Flandre et le Hainaut pendant 72 ans. A cause du comportement de leurs oncle et cousins rois de France leur gouvernement a été plus économique et social que politique. Néanmoins elle nous ont laissé un héritage important, sur le plan des équipements (canaux, écluses, routes), des hôpitaux, des abbayes, et surtout elles ont favorisé l'émancipation des villes et l'éclosion d'une bourgeoisie qui allait faire la prospérité de leurs comtés jusqu'à la réforme qui allait les ravager.

La Flandre et le Hainaut, séparés après le décès de Marguerite, seront réunis pour la 3ème fois lorsque la dernière héritière du Hainaut, Jacqueline de Bavière qui n'avait pas eu d'enfant, le lèguera à son neveu Philippe le Bon, duc de Bourgogne et comte de Flandre.

Compte-rendu de Jean Wallet -25/02/2010



Le public et les adhérents de Hem-Loisirs venus nombreux écouter la passionnate conférence de Jean Wallet.

 

- Mardi 22 juin 2010

Sujet : Concert d'Orgue en l'Eglise St Maclou à Wattrelos

Organiste : Patrick SALMON, Directeur de l'Ecole de Musique de Hem

Patrick SALMON est né à ROUBAIX en 1958. C'est au conservatoire de cette ville qu'il débute ses études musicales, récompensées par un premier prix d'orgue (classe de Yves DEVERNAY, organiste de Notre-Dame de PARIS), un premier prix de tuba et un premier prix de musique de chambre (classes de Guy DENYS, soliste à l'orchestre national de LILLE).
En 1978, il entre, sur concours, au Conservatoire National Supérieur de Musique de PARIS et obtient en deux ans ses premiers prix de solfège, déchiffrage, analyse musicale et tuba. Il entreprend alors des études d'écritures et de direction d'orchestre avec le compositeur Alain MARGONI, grand prix de Rome.
Diplômé d'état, il a enseigné aux conservatoires de Roubaix et Wasquehal (Nord) jusqu'en 1992 année où il a été nommé directeur de l'Ecole Municipale de Musique de HEM (commune de 20000 habitants située dans la banlieue de Lille), dont l'effectif est de 400 élèves et une équipe pédagogique composée de 18 professeurs. Il dirige également l'ensemble orchestral de HEM qui est un orchestre d'harmonie de 90 musiciens.
Organiste au temple protestant de Roubaix de 1978 à 1994, il a enregistré un CD avec le trompettiste belge André PHILIPPE et un autre avec Yves BAUER, tromboniste-basse solo de l'Orchestre National de LILLE.
Organiste liturgique, fervent défenseur de la musique sacrée, il est titulaire de l'orgue de Saint Maclou à WATTRELOS (Nord) et suppléant à l'orgue de choeur de St Sulpice à PARIS depuis 1999.
Membre de la SACEM, il a composé de nombreuses pièces pédagogiques pour cuivres (Editions FEELING-PARIS).


Patrick Salmon à la console de l'orgue de l'église Saint Maclou et une partie de l'assistance de l'association Hem-Loisirs



La Présidente Marie-Anges Destombes remercie Patrick Salmon au nom de tous les membres de Hem-Loisirs

Le pot de l’amitié a clôturé cet après midi.