Le grand voyage de Juin 2010 : l'IRLANDE

 

L'IRLANDE a inspiré de nombreux poètes et écrivains qui se sont laissés prendre à ses charmes. Qui n'a jamais révé du CONNERAMA, des ÎLES d'ARAN, du paysage lunaire des BURREN ou du vert KERRY ?

De retour de notre magnifique voyage dans ce beau pays, je suis ravie de pouvoir vous transmettre le texte remarquablement rédigé par notre amie Régine Spanneut. Elle devient grâce à son écriture, le porte-parole de tout le ressenti émotionnel et enthousiaste de notre groupe à qui fut offert l'occasion rêvée d'aller saisir aux beaux jours l'air et l'ambiance de la verte EIRE.

Merci, Régine, de nous donner ce merveilleux cadeau "SOUVENIRS" qui viendra enrichir ceux déjà inscrits dans nos mémoires. Merci aussi à vous mes ami(e)s voyageurs ayant participé avec joie et bonne humeur à notre " Ballade Irlandaise", votre amitié est la meilleure récompense qui puisse être offerte aux organisateurs.

Bon vent et bonnes vacances.

Anne-Marie Hottevart

 

 

Impressions d'Irlande

Si on avait la curiosité de fouiller dans le cœur des êtres, on y trouverait entre autre des paysages.
Si on ouvrait l'Irlande, on y trouverait que du rêve.
Alors rêves à ce que tu désires rêver, vas où tu souhaites aller.
Il y a de multiples manières de se gagner ce pays. Dublin, à l'arrivée m'avait carrément tourné le dos. Toutes ses portes laquées de vif m'avaient les unes après les autres opposées une fin de non recevoir.

Et puis, tout est arrivé par vagues successives : en se faufilant dans le Comté de Mayo, parmi les bruyères cendrées de ses collines, bruyères mélangées aux massifs de rhododendrons violacés tout au long de petites routes entre des murets de pierres grises, avec par ci par là de jaunes ajoncs.
J'y ai même aperçu le « taxi mauve » de Michel Déon. Si, si, si il m'a fait même des signes de la main !

Je la respirais enfin mon Irlande imaginaire, terre de silence et de solitude. On vient toujours dans un pays, comme attirée par un amant en quête de l'essentiel. Je la respirais avec, en vrac de magnifiques paysages de montagne, de romantiques lacs couleur émeraude, des régions désertiques au paysage lunaire, des îles aux villages fantômes.

Oui, j'avais imaginé et retrouvais plus loin l'éclat et l'odeur un peu acre d'un feu de tourbe, dans une petite chaumière perdue au milieu d'une lande aride. N'étais je pas plutôt une princesse oubliée dans ce château médiéval ou cette austère demeure ?
Plus loin, c'était des lacs à brochets, des rivières à saumons, des grèves désertes au pied de falaises géantes.
s d'Irlande
Spectacles à vous couper le souffle sous ces deux douloureux pleurant encore la misère de l'immigration.

Mais j'attendais toujours les poneys du Connemara à la robe grise ou les facétieux agneaux à tête noire !!!!! Et dire aussi que je m'étais vue en promeneuse d'oiseaux !!
Il y avait, parait-il des macareux moines, des pingouins, des guillemots, des mouettes et pourquoi pas des goélands argentés. Où étaient les faucons pèlerins, les cormorans, les célèbres et si nombreux fous de Bassan ? Ce n'était sans doute pas leur heure !!!!

Et la musique ? Ici, elle est indissociable de l'âme de ce pays. Je tentais donc de me faufiler dans l'un ou l'autre des ces nombreux pubs, parmi ces hommes scotchés au comptoir, devant une pinte de bière rousse. Ah! le doux entrechoc d'une Guinness ou celui plus discret d'un « Whiskey ». Car ici, tout est prétexte à se réunir, à s'amuser. Leur dynamisme et leur communicatif enthousiasme, entrecoupés de refrains mythiques ont séduit le Monde.

J'y ai d'ailleurs rencontré, Oscar Wilde, mon doux poète Yeats, l'inénarrable Georges Bernard Shaw... Par contre James Joyce ne fut pas au rendez vous. Ce merveilleux inventeur du roman moderne m'avait faussé compagnie. Il me fallait en réalité m'ajuster à ce pays.
J'aurais aimé, décoiffée, ivre de froid et de joie être balayée par un noroit lancé à pleine vitesse et ce, par un vacarme dément !!
J'aurais enfin croisé le regard intérieur de l'Irlande et pu lui dire : "Je t'ai cherchée et je me suis trouvée ".



Ce compte rendu n'est pas celui que j'avais privilégié. Il n'en est que la frange. Aura-t-il excité votre imagination ? Sinon, veuillez accepter mes excuses.

Régine Spanneut Juin 2010