SORTIE 25 MAI 2010

 

MONTREUIL sur MER - ABBAYE et JARDINS de VALLOIRES

La dernière sortie de la saison a eu lieu le mardi 25 Mai. Nous étions 48, et avons eu la chance de bénéficier de la dernière journée de temps estival de Mai.

De 10 h à 12 h, nous avons visité tranquillement la ville en 2 groupes, chacun sous la conduite d'une guide.

Nous avons commencé par une partie des remparts dominant la ville basse construite le long de la Canche. Des remparts émergent 2 tours étêtées, seuls vestiges du château construit par François Ier. Un peu plus loin, nous avons aperçu la Madelaine-sous-Montreuil qui a inspiré Victor Hugo le nom du personnage central des Misérables. Plus à l'est, nous avons entrevu les toits de la Chartreuse Notre-Dame des Prés abritée au flanc d'une colline. Puis, nous sommes descendus des remparts à proximité de la porte de Boulogne, et avons pénétré dans la ville haute par la Cavée Saint Firmin, petite rue pavée en forte pente, autrefois le cauchemar des cochers. A droite de la cavée, se trouve l'hôtel particulier construit en 1745 par le vicomte Henry d'Acary, avec un grand jardin entouré de hautes murailles.

En haut de la cavée, se trouve la chapelle de l'abbaye Sainte Austreberthe. Cette abbaye, réhabilitée, abrite maintenant un lycée. Nous avons continué la visite par l'ancienne église des Carmes qui a abrité une caserne de pompiers, puis le Conseil des Prudhommes. Le Palais de Justice est dans l'ancien couvent des Carmes.

En nous rapprochant du centre-ville, nous avons vu l'ancien hôtel-dieu qui est maintenant un hôtel de luxe, et sa chapelle, propriété privée qui n'ouvre qu'en période touristique. Celle-ci é été édifiée en 1875, en style gothique flamboyant, par le montreuillois Clovis Normand, élève de Viollet-le-Duc. L'abbatiale Saint Saulve construite aux XIIème et XIIIème siècles, ravagée par Charles Quint en 1537, a encore de beaux restes, et à côté la mairie occupe d'anciens bâtiments monastiques. Nous avons vu aussi la sous-préfecture à l'architecture originale, des maisons anciennes des hôtels particuliers, la rue des Chaînes d'où sont partis à pied et enchaînés, pour le bagne de Toulon, des artisans qui avaient trouvé trop élevés les impôts de Louis XIV. L'hôpital des orphelins est en bas de la rue Clape en Bas bordée de vieilles échoppes médiévales. Près de la grand'place, une vieille maison à pans de bois est antérieure au XVème siècle. Sur la Grand'place la statue équestre du maréchal Douglas Haig, commandant de l'armée britannique pendant la première guerre mondiale tourne le dos au théâtre.

 
 
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L'après-midi, après un bon repas au restaurant des Remparts, nous avons repris la route pour Valloires, où nous sommes arrivés après un trajet agréable le long de l'Authie.
Nous avons visité les jardins où plus de 5 000 variétés de plantes et d'arbres sont disposés en îles et archipels, en fonction de la teinte de leurs feuillages, de la couleur des fleurs, de la date de floraison, de leur parfum... Un jardin retraçant l'évolution des végétaux a reçu le nom de Lamarck, inventeur du mot biologie, le premier à avoir osé émettre, au début du XIXème siècle, l'idée d'une évolution des animaux et végétaux, alors que l'église imposait le dogme de l'immuabilité des créatures de Dieu.

Face à l'abbaye, une partie du jardin mêlant fleurs et légumes, reprend la disposition et les dimensions exactes du cloître.

Après cet intéressant parcours, suffisamment ombragé pour supporter un soleil estival, nous nous sommes dirigés vers l'abbaye cistercienne, fondée au XIIème siècle, reconstruite au XVIIIème, seule abbaye de cette époque restée intacte avec son mobilier. Une partie des locaux, après avoir été longtemps un préventorium, héberge des enfants en difficulté sociale, grâce à une association qui poursuit l'œuvre entreprise par Melle Papillon en 1922. La grange de l'abbaye abrite des services d'aide et d'hébergement temporaire pour personnes âgées.

L'abbaye a un cloître magnifique et, surtout, une église baroque à la décoration extraordinaire. Les boiseries, les stalles et le buffet d'orgue sont l'œuvre du baron de Pfaffenhofen, un noble autrichien qui était venu se réfugier à Saint Riquier après avoir tué un homme en duel. Il avait appris la sculpture sur bois et avait formé des élèves. Il a aussi réalisé les boiseries de la sacristie et de la salle capitulaire. Une splendide grille en fer forgé sépare l'église en 2 parties. Elle a été réalisée par Veyren dit le Vivarais qui avait travaillé chez Lamour à Nancy.

 

 
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Nous sommes rentrés à Hem à 19h45 enchantés de cette journée magnifiquement organisée par Françoise Gamelin et Marie-Noël Vandenberghe.


J. Wallet